Bunia : la société civile de l’Ituri plaide pour la réduction du train de vie des institutions publiques

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Bunia, 11 juillet 2025 — les inégalités sociales persistent et les ressources de l’État semblent toujours aussi mal réparties, la société civile d’Ituri s’élève pour dire : « Trop, c’est trop ». Ce vendredi à Bunia, une activité majeure s’est tenue autour d’un thème brûlant : “la réduction significative du train de vie des institutions publiques en République démocratique du Congo (RDC)”.
Organisée par le Cadre de Concertation de la Société Civile sur les ressources naturelles en Ituri, cette rencontre rassemblent un public varié : étudiants, journalistes, professionnels de la communication, membres d’organisations citoyennes, tous venus échanger et réfléchir sur l’urgence d’un État plus sobre, plus juste, et plus proche des réalités du peuple.
Pourquoi cette activité ?
Selon Dieudonné Kasonia, secrétaire permanent du Cadre de Concertation et membre du Consortium « Le Congo n’est pas à vendre », l’objectif est clair : dénoncer le train de vie excessif des institutions publiques, qui contraste violemment avec la misère quotidienne des Congolais. À ses yeux, il est inconcevable que dans un pays riche en ressources naturelles, les dirigeants continuent de vivre dans le luxe pendant que la majorité de la population croupit dans la précarité.
« Nous voulons une gouvernance plus responsable, un État qui affecte les ressources aux services sociaux de base et non à l’enrichissement de quelques-uns » martèle Dieudonné Kasonia.
Très souvent des voix s’élèvent pour décrier la disparité entre les fortunes des dirigeants et la misère de la population. Cette étude du cadre de concertation des organisations de la société civile sur les ressources minières vient sceller les le cris de détresse des millions des congolais vivant dans la misère au quotidien.
