Bunia-mise en place d’un système d’alerte précoce: la prévention de l’insécurité à Bunia recommandée au gouvernement provincial

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Face à la recrudescence des attaques armées ces dernières semaines, Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, se mobilise pour freiner les troubles sécuritaires qui fragilisent la ville. L’instauration d’un système d’alerte précoce apparaît comme une urgence pour prévenir ces violences.
Ce besoin urgent a été souligné par Fabrice Tibasima, coordonnateur provincial de l’Union des Jeunes Congolais pour le Changement (UJCC) en Ituri et point focal de la résolution 2250 du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur l’agenda Jeune, Paix et Sécurité. Lors d’un point de presse, il a lancé un appel clair :
« Il faut créer un environnement où la criminalité devient plus difficile. »
Ce cri d’alarme fait suite à deux attaques sanglantes survenues en plein centre-ville de Bunia en l’espace d’une semaine, ayant causé six morts et dix-neuf blessés. Ces événements rappellent la fragilité du climat sécuritaire local.
Pour répondre à cette situation, Fabrice Tibasima propose plusieurs mesures concrètes visant à renforcer la sécurité : augmenter les patrouilles policières, améliorer l’éclairage public dans les quartiers sensibles, installer des caméras de surveillance et surtout sensibiliser la population aux bonnes pratiques sécuritaires.
« La vigilance citoyenne est essentielle », insiste-t-il.
Le système d’alerte précoce recommandé repose sur trois piliers fondamentaux. D’abord, une participation active des communautés locales pour remonter des informations fiables. Ensuite, la mise en place de réseaux solides de renseignement, soutenus par les structures légales de jeunesse. Enfin, le recours aux technologies modernes — caméras, systèmes d’alarme et lignes téléphoniques d’urgence — afin de garantir une réaction rapide face aux menaces.
« Ce dispositif ne pourra être efficace que si jeunes, forces de l’ordre et population travaillent main dans la main », souligne Fabrice Tibasima,
Appellant à un engagement collectif renforcé pour empêcher que la violence ne s’enracine davantage à Bunia.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre plus large de l’agenda Jeune, Paix et Sécurité porté par le Conseil de Sécurité des Nations Unies. La résolution 2250 met en lumière le rôle déterminant que jouent les jeunes dans la construction d’une paix durable.
