Djugu : à Mabanga, la population rejette la rébellion CRP et accueille les FARDC

|
Getting your Trinity Audio player ready...
|
Dimanche 24 août, malgré une pluie battante, les habitants de Mabanga se sont massivement rassemblés à l’école primaire Baya. Ce meeting a réuni le commandant adjoint du secteur opérationnel, le député national Daniel Uyewa ainsi que plusieurs notables locaux.
La population dit non à la rébellion
Dans une ambiance de ferveur populaire, les habitants ont exprimé leur rejet catégorique de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) de Thomas Lubanga.
Ils ont également manifesté leur joie de voir les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) sécuriser leur localité.
Le plaidoyer du député Daniel Uyewa
Prenant la parole, l’élu de Djugu a plaidé pour plusieurs mesures urgentes :
La levée de l’interdiction de l’exploitation minière artisanale, principale source de revenus pour la population ;
La réouverture de la route Bunia–Iga-Barrière–Mabanga, indispensable pour l’approvisionnement et la baisse des prix des produits de première nécessité ;
La suppression des barrières illégales qui alourdissent le quotidien des habitants.
Le message des autorités locales
De son côté, le chef du centre de Mabanga a adressé ses remerciements au général Bonny Matiti pour son esprit d’écoute, ainsi qu’au député Daniel Uyewa pour son engagement en faveur de la paix.
Il a en outre plaidé auprès de l’administrateur policier du territoire de Djugu pour l’envoi d’unités de police à Mabanga.
Le commandant adjoint du secteur opérationnel, le général Bonny Matiti, a pour sa part salué l’enthousiasme de la population.
Il a rassuré que toutes les plaintes formulées par les habitants trouveront des réponses, garantissant ainsi leur sécurité.
Une population rassurée après des rumeurs alarmistes
Ce meeting populaire, très attendu, vient calmer les inquiétudes des habitants.
Ces derniers vivaient dans la peur à cause d’une campagne de désinformation menée sur les réseaux sociaux par les partisans de la CRP.
Ces rumeurs appelaient la population à fuir Mabanga, affirmant qu’elle risquait d’être massacrée après l’arrivée de l’armée, accusée d’intégrer dans ses rangs des ex-combattants CODECO.
