Ituri : Félix Tshisekedi appelé à instruire au gouverneur militaire de ne pas considérer les miliciens comme « nos enfants » ( société civile)

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Par La Rédaction
La coordination de la société civile et forces vives de l’Ituri demande au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi d’instruire au gouverneur de la province de l’Ituri de cesser à considérer
« les miliciens massacreurs comme nos enfants, car ils ont pris les armes contre la République et à ce titre, ils sont plutôt des rebelles et doivent être traités comme tels » indique-t-elle.
Cette demande a été formulée à l’issue d’une réunion d’évaluation de la situation sécuritaire de l’ensemble de la province qu’elle a tenue avec ses membres le mercredi 8 février 2023 mais rendue publique ce lundi 13 février de laquelle plusieurs recommandations ont été formulées suite à la dégradation de la situation sécuritaire dans cette province depuis le mois de décembre de l’année dernière.
Son coordonnateur, Dieu-donné Lossa qui a fait la déclaration à la presse dresse un bilan chaotique de plus de cinq mille personnes qui ont été massacrées, plus de sept cents civils pris en otage sans compter des nombreuses femmes et filles prises comme des esclaves sexuelles, plus d’un millier de blessés avec un important dégât matériel.
Une situation sécuritaire que la société civile qualifie d’alarmante depuis que des atrocités sur la population civile se commettent dans presque tous les cinq territoires de l’Ituri et qui a poussé plus de trois millions de personnes à fuir leurs milieux naturels respectifs. D’après toujours elle, environ cinq mille enfants ont été abandonnés et se retrouvent présentement dans les rues de la province et vivent dans des conditions humanitaires très déplorables.
Ce qui est venu durcir le tableau déjà sombre de la situation sécuritaire de cette province sous état de siège, note M. Lossa, c’est le massacre de la population civile survenu pendant la journée de ce dimanche 12 février par la milice CODECO en territoire de Djugu qui a fait huit morts à Mbidjo, dix autres morts au centre de Mongbwalu et en territoire d’Irumu douze victimes tuées par les rebelles ougandais de l’ADF.
Pour résoudre ce problème, parmi leurs recommandations, les forces vives Ituriennes demandent au président de la République d’instaurer la sécurité sur l’ensemble de la province de l’Ituri en imposant la paix « étant donné que la méthode douce adoptée par l’état de siège a montré ses limites. »
Que la province de l’Ituri soit déclarée comme province sinistrée suite aux nombreuses pertes qu’elle a subie. Le Chef de l’État devra aussi accélérer la considération de la déclaration du mois de juin 2019 à Djugu, relative à son observation qu’il avait lui-même qualifiée de tentative de génocide
« étant donné qu’aucune amélioration sécuritaire positive n’a été observée à ce jour ».
